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Les salaires territoriaux tirés par les revalorisations indiciaires

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Les rémunérations de la fonction publique territoriale auraient-elles pu afficher une hausse de 0,8 % en 2014, en plein gel de la valeur du point d'indice, sans les revalorisations indiciaires accordées aux agents de catégorie C ?

À regarder le dernier rapport sur l'état de la fonction publique (attaché au projet de finances pour 2017), ce sont les rémunérations des agents de catégorie C qui ont tiré vers le haut le salaire territorial net moyen de cette année-là...

C'est un fait, encore fin 2014, la rémunération des agents de la fonction publique territoriale n'a pas décollé significativement avec 1 877 euros nets moyens. Les 1,44 million d'agents de catégorie C (76 %) ont toujours un revenu bas, et ce n'est pas la part des agents de catégorie A, qui frôle maintenant les 10 % des effectifs, qui permet de relever le niveau salarial moyen.

Au 31 décembre 2014, le gel du point d'indice de rémunération de la fonction publique n'était pas encore levé. Malgré cela, la rémunération moyenne a augmenté de 0,8 % sur un an alors qu'elle perdait 0,1 %, l'année précédente.

L'effet de la revalorisation des grilles indiciaires de catégorie C, intervenue au 1er janvier 2014, a contribué « très fortement à l’évolution plus dynamique de leur rémunération nette totale en euros constants, à + 1,5 % », analyse le rapport.

À cette hausse indiciaire s'est conjuguée une augmentation des primes qui s'est, là encore, portée principalement sur les agents de catégorie C (+ 2,8 %) même si les catégories B (+ 0,8 %) et A (+ 1,4 %) en ont également bénéficié.

Ainsi, la rémunération mensuelle nette moyenne s'établissait fin 2014 à 3 280 euros en catégorie A, 2 299 euros en catégorie B et 1 723 euros en catégorie C.

Évolution positive des primes

Le rapport pointe également l'importance des primes (supplément familial de traitement et indemnité de résidence compris) dans la rémunération, s'élevant à 23,5 % de la rémunération totale pour la fonction publique territoriale - proche du niveau de celles des autres fonctions publiques.

Par catégorie, la part des primes évolue de 21,6 % en C à 29,9 % en A en passant par 24,2 % en B. Des primes dont le montant progresse en 2014 (+ 0,6 % en A et B, + 2,7 % en C) et qui ont également contribué au dégel salarial en 2014.

Il reste cependant plusieurs critères qui ont pesé sur la situation des agents. D'abord, un agent territorial sur cinq travaille à temps partiel (choisi ou non). Et près d'un quart des agents qui ont travaillé 24 mois d'affilé dans la même collectivité en 2013 et 2014 ont vu leur rémunération moyenne évoluer moins vite que l'inflation des prix.

Si les chiffres sur le paiement de la garantie individuelle de pouvoir d'achat (Gipa) n'étaient disponibles que pour 2012, la forte augmentation des bénéficiaires territoriaux en est cependant une tendance marquante. 159 000 agents (seulement 9 000 contractuels) en ont bénéficié parce qu'ils avaient perdu du pouvoir d'achat. Le montant moyen de la Gipa s'est alors élevé à 477 euros.

Le rapport souligne enfin que l'effet noria (différence des rémunérations entre les agents entrants et sortants) était, pour 2014, de seulement 22 % dans la fonction publique territoriale soit la moitié du niveau constaté dans la fonction publique d'État.

 

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